Bienvenue sur notre blog

Salut à tous et bienvenue!
Vous l'aviez aimé, et vous en redemandez?
Après notre baladostates2010, voici Baladenturquie2012!
LE blog de nos pérégrinations en Turquie.
Pour ceux qui nous avaient suivis en 2010, vous remarquerez que nous avons changé d'hébergeur : fini Affinitiz et ses lourdeurs, vous pourrez nous faire part de vos commentaires sans difficulté!
Au programme cette année : Istanbul, La Cappadoce, Pamukkale, les sites antiques d'Aphrodisias et Ephèse, mais aussi beaucoup de farniente...
A très bientôt à tous

jeudi 2 août 2012

Curiosités part I


Un autre pays, une autre culture.
Evidemment, nous avons été étonnés par beaucoup de choses.
Curieusement, j’ai mis un peu de temps à prendre le réflexe de photographier ce que l’on observait avec cette impression de voir beaucoup moins de choses étonnantes qu’aux Etats Unis. Peut-être parce que je suis déjà venu une vingtaine de fois en Turquie ?
M’enfin, rassurez vous, nous avons fini par mitrailler !

Allez, c'est parti!


L'office du tourisme de Güzelyurt.
Pas une affiche, pas une carte, pas un dépliant, mais un gars sympathique qui ne parle pas un mot d'anglais, allemand ou français. Et avec mon turc débutant, ça l'a pas fait! C'était aussi le patron de l'hotel ;o)). Il s'en est sorti en appelant son fils... qui n'avait rien à nous dire de plus que Ihlara Valley qu'on avait prévu de faire. Très sympa quand même, on est repartis avec un DVD de Güzelyurt. Ce sera la découverte souvenir de la rentrée!


On pourra dire ce qu'on veut, la Turquie est en avance sur bien des points. Peut être pas par soucis écologique mais au moins économique -le climat aidant- la plupart des maisons ou immeubles est équipée de panneaux solaires pour l'eau chaude.


Ici dans les ruines de l'ancien village de Güzelyurt, quelques maisons encore habitées. J'ai aimé le décalage entre la façade finement sculptée et travaillée, la modernité et le bric à brac (par ailleurs assez représentatif de l'esprit turc).


Les turcs adorent les enfants. Ce n'est pas un vain mot. Partout, partout, partout on pourra voir des aires de jeux: au bord du Bosphore, en centre ville, entre chaque groupe d'immeubles.


Ici ce sont des centaines de mètres de panneaux publicitaires touristiques qui ont attiré notre attention. Plus besoin de voyager, toute la Turquie est sous vos yeux! Environs de Aksaray.


Sur l'autoroute, nous avons du ralentir pour éviter un poulain qui est tranquillement parti rejoindre sa mère. Bon, c'est pas pire que les voitures à contresens (très fréquent!)


Une autre particularité de la Turquie, ce sont les travaux. La Turquie est en perpétuel réaménagement. Ici ce sont les routes. Il n'y a pas eu un seul jour dans notre traversée de la moitié de la Turquie, où nous n'ayons rencontré des travaux sur la route....

...quand ce ne sont pas les bâtiments (partout), les mosquées (Konya, Aksaray) ou les trottoirs (Güzelyurt)



L'Anatolie centrale est le grenier à grain de la Turquie. Et les parkings son lieu de stockage.


La moto, scooter ou autre mobylette est LE moyen de transport individuel préféré des turcs. Attention, casque interdit !


Celle là pour la nostalgie (regardez bien un détail).


Et bien sûr les incontournables Renault. Que ce soit des 9, des 11 ou des 12, il y en a beaucoup, surtout dans les régions plus reculées, agricoles, traditionnelles (bon, maintenant, on trouve aussi des Clio, des Mégane, des Symbol et des Fluence, toutes fabriquées à Bursa).
Renault se partage la vedette avec Tofaş (prononcez Tofach) la marque Fiat en Turquie. C'est d'ailleurs pour Oyak Renault (en Turquie, obligation aux étrangers de s'associer avec un turc, ici Oyak, le fond de pension de l'armée Turque) que j'ai travaillé pendant 4 ans à Bursa.

Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui, mais nous en avons encore tout un tas en stock!

Laodikya, Eskihisar


On ne pourra pas vous dire grand-chose de Laodikya.
C’est pas dans les guides !
Mais ce n’était pas au programme non plus (et pour cause, non ?)
Enfin, on a quand même acheté un fascicule sur place pour avoir quelque infos. En fait, les fouilles sont assez récentes et toujours en cours. Mais ce que l’on peut déjà voir en vaut la peine. Voici nos premières vieilles pierres du séjour. Il y en aura d’autres.

La cité grecque a été fondée au milieu du troisième siècle avant JC par le roi Antiochus II en l’honneur de sa femme Laodike mais la région devint propriété de Rome vers 130 avant JC.
Les fouilles ont cependant prouvées que le site était habité depuis l’âge du cuivre (copper en anglais mais que vu les dates, je traduirai plutôt par âge du bronze ).
La ville a souffert des tremblements de terre à maintes reprises mais à chaque fois reconstruite pour être définitivement abandonnée au tout début du 7ème siècle après JC.

Nous avons visité 4 sites antiques pendant notre séjour, aussi, nous ne nous attarderons pas plus sur celui-ci, puisqu’on vous dit qu’il est pas dans les guides !

L'entrée de la ville assez bien conservée, à noter un système de tout à l'égout au milieu de la rue, sous les dallages.

On voit encore l'usure laissée par les chars.

Et un système de canalisations encore intact.

Le théatre est creusé à même la colline.
Une vue aérienne aurait été plus impressionnante.

Au loin, en face, on aperçoit les falaises blanches de Pamukkale.
Pas étonnant que ça aie attiré l'oeil, il y a deux mille ans.

Les restes d'un temple.

Pareil, un autre dont on ne sait pas grand chose non plus.

Mais qui recèle belles choses.

Le caravansérail Sultanhani


Relais sur les routes, entrepôts dans les villes, les han (ou caravansérails) servaient de refuge aux marchands et aux voyageurs qui traversaient les steppes d’Anatolie, infestées de pillards et exposées au froid glacial de l’hiver ou aux chaleurs étouffantes de l’été. Ils furent – jusqu’au début du XXème siècle – la seule forme d’hôtellerie pour les itinérants, comparables à nos relais de poste. Commandités par des sultans, des vizirs, de riches particuliers ou des corporations, ces fondations, issues d’une tradition orientale et islamique, apparurent en Turquie à l’époque seldjoukide.
Il faut dire qu’il y en avait besoin, car la Turquie est traversée par les principales routes commerciales reliant l’orient à l’occident, (dont une des routes de la soie).
Les sultans seldjoukides établirent donc des caravansérails sur les principales routes commerciales d’Anatolie, tous les 30 ou 40 kilomètres (une journée de marche).
Ils jalonnaient deux axes majeurs : un axe ouest-est (Uzun Yol : la longue route), reliant la méditerranée à la frontière persane, et un axe Sud-nord reliant la méditerranée à la mer noire.
Ce réseau totalisait une centaine de caravansérails. Par chance, notre circuit nous fait passer à proximité de deux des plus beaux exemples restant encore debout, et nous visitons le sultanhani à proximité d'Aksaray (il y en a un autre du même nom à proximité de Kayseri).

De manière générale, les caravansérails sont tous construit sur le même modèle : une solide muraille dotée de tours d’angle entourant l’édifice fermé par une immense porte (de fer le plus souvent). 


Le portail, merveilleusement sculpté, est un bel exemple de l'art seldjoukide


Les bâtiments, généralement à deux niveaux, étaient disposés autour d’une cour rectangulaire ou carrée, dotée d’une petite mosquée au milieu (ou au moins une salle de prière et une fontaine à ablutions).



 Au rez de chaussée, des galeries voutées abritaient les entrepôts, dortoirs des serviteurs, écuries, ateliers, pièces communes et hamman. 


A l’étage, les chambres. Mais ici, à Sultanhani, pas d'étage. Tout est au rez de chaussée.



Bien sûr, comme dans un hôtel moderne, le caravansérail devait mettre à disposition du voyageur tout ce qui lui était nécessaire : paille fraiche, avoine, maréchal-ferrand….

Autre particularité dont nous ne savons pas si c'est spécial à ce caravansérail là ou pas. Au fond de la cour, on trouve une grande salle voutée. selon les sources, il s'agit soit de l'endroit où les bêtes sont parquées, , soit de l'endroit utilisé en hiver, quand la partie extérieure était utilisée en été. 0n a accès à cet immense bâtiment couvert par un nouvel iwan.
tout aussi joliment sculpté que l'iwan d'entrée 
Une jolie statue
Cinq nefs voutées forment cette grande salle

aujourd'hui royaume des pigeons...
Voilà! Pour ce que nous en savons, il existe aussi de nombreux caravansérails en ville. A Istanbul, il y en avait 556. Ils servaient à la fois d'entrepôts,, d'hôtellerie et de marchés où se traitaient les affaires, et étaient spécialisés par types de denrées. Mais nous n'irons pas plus loin car nous n'en avons pas vu, et qu'il est l'heure d'aler faire trempette!...
@+

Cricri

mercredi 1 août 2012

Vallée d'Ihlara, Cappadoce


Les enfants nous ont montrés qu’ils étaient capables de faire une belle randonnée en plein soleil comme à Güllü Dere, du coup nous sommes confiants en attaquant la vallée d’Ihlara, reliant Ihlara au sud, à Belisırma, Yaprakhisar puis Selime. Au total, 14 km au fond d’un canyon invisible depuis le plateau, avec à chaque village la possibilité de s’arrêter. Idéal donc pour raccourcir la balade en cas de nécessité.

Au final, nous auront fait une superbe promenade de près de 8h30 jusqu’à Yaprakhisar.
Le canyon est merveilleux, vous en jugerez par vous-même, et cette fois-ci, à l’extrème Ouest de la Cappadoce, point de cheminées de fées, de cônes ou de paysages arrides.
Ici la rivière est reine et a creusé un canyon aux parois de 100 m de hauteur entre lesquelles nous allons évoluer toute la journée.
Cependant, quelques joyaux se cachent aux creux des falaises…

Tout commence à Ihlara, au détour d’un virage…

Le canyon...

....et au milieu coule une rivière

Comme annoncé, la vallée sert d'écrins à quelques joyaux. Cette fois ci les églises ne sont pas creusées
 dans des cheminées de fées, mais dans la paroi des falaises, parfois difficile d'accès...




Quand la vallée s'élargit, parfois, on y trouve des cultures: mais, fruits, pastèques...

Et même un restaurant sur l'eau. On a mangé des gözleme (crêpes turques fourrées) délicieuses!
Un petit coin de paradis...

Parfois aussi, quand la falaise s'écarte de la rivière, on retrouve un paysage plus arride

Pause caca.

Ici, descendu jusqu'à la rivière, on voit les éboulis de la falaise très friable rappelez vous, c'est du Tuf. 

Et la rivière reprend son cours normal et paradisiaque.

Mais les rochers restent menaçants....

A Yaprakhisar, une cité troglodyte, mise à découvert par les éboulements

Enfin, entre Yaprakhisar et Selime, la vallée s'élargit. Contraste des cheminées de fées et  des peupliers.
Non loin de là, un hotel se targue d'être le lieu de tournage de Star War. Cette dernière photo se situe en face. Cela vous rappelle t'il quelquechose? Je n'ai rien trouvé sur internet en tout cas...

Mosquées


Dans un pays où 99,8% (0,02% de chrétiens) de la population est musulmane, un post sur les mosquées était incontournable.
Avant même les visites, ça commence à 4h30 du mat avec l’appel du Muezin ! 5 fois par jour retentit dans les rues – et accessoirement nos chambres d’hotel – l’appel à la prière.
6 fois même en cette période de Ramadan.
Une fois au lever du soleil, 3 fois dans la journée et une fois au coucher, vers 8h10-8h30 selon les lieux où l’on se trouvait.
Le 6ème appel avait lieu une heure après et nous en avons même entendu un 7ème vers 10h du soir à Selçuk (c'est normal, ça?).
Si je savais comment techniquement récupérer l’enregistrement de mon iphone, je vous aurai bien posté ici un muezin à la voix particulièrement désagréable pour une fois!

A noter dans certaines villes, le passage de tambours vers 3h30 du matin, pour que les musulmans puissent se réveiller et se restaurer avant le lever du soleil. Immanquablement nous étions réveillés aussi (sans aucune intention de manger quoi que ce soit pourtant), notamment à Göreme et Güzelyurt. Certaines municipalités n’autorisent pas le passage des tambours.

Revenons à nos Mosquées.
Je ne rentrerai pas dans les détails architecturaux entre mosquées ottomanes, seldjoukides ou mamelouk (moyen-orient) puisque nous ne nous y sommes pas intéressés.
Voici donc plutôt quelques photos de mosquées que nous avons admirés, trouvées belles ou même ayant été l’objet d’anecdote lors de notre voyage.

Haya Sofia n’en est plus une, basilique à sa construction, mosquée pendant près de 5 siècle, elle a été transformée en musée en 1935 par Atatürk alors voici la plus imposante : La Mosquée Bleue d’Istanbul ou Sultanahmet camii (la mosquée du Sultan Ahmet).


Il faut noter que notre Sultan, voulant égaler celle de la Mecque, dota sa mosquée de 6 minarets. Devant l’ire des fidèles du monde musulman, il dut se résoudre à financer la construction d’un 7ème minaret pour la Mecque, la mosquée des mosquées devant rester sans concurrence...

A Selçuk, nous avons bénéficié d’un moment fort sympathique.
Rentrant tranquillement à l’hôtel, je salue un monsieur dans son jardin d’un Iyi akşamlar quand celui-ci me demande en turc si on veut rentrer pour regarder. Pourquoi pas ? aussitôt dit aussitôt fait : toute la petite famille se déchausse et entre dans cette petite maison qui est en fait une minuscule mosquée.
Curieusement, c’est pendant le prêche de l’imam principal de la ville, retransmis par des haut parleur, que nous entrons. Notre nouvel ami l’imam (qui du coup pendant ce temps là n’a pas à bosser ;o)) nous explique que vu la chaleur, la prière à lieu dehors et non pas à l’intérieur. Malins les mulsulmans !
Il nous explique tout un tas de choses en turc que je lui fais répéter sans cesse pour le comprendre à moitié.
Au centre, voici le mirhab, en direction de la mecque. 




A droite, l’inscription veut dire Allah. A gauche, c’est le nom du prohète, Mahomet.

Il nous montre sa grille des horaires d’appel à la prière, en fonction du lever et du coucher du soleil, le coran, intégralement en arabe qu’il sait lire, mais aussi quelques exemplaires traduits en turc et en anglais.
Nous avons le droit aussi aux horaires pour l’éducation religieuse des enfants et au final à la quête pour l’entretien de la Mosquée. Devant tant de gentillesse, moi qui n’ai jamais rien donné à la messe, j’y vais de ma petite aumône !

En comparaison, voici le mirhab de Haya Sofia, légèrement décalé vers la droite pour indiquer la direction de la Mecque (et oui, l’ancienne église n’avait pas été construite dans la bonne direction !) et le minbar, la chaire de l’imam.
 

Evidement, dans cette Mosquée de 25 m², tout est moins, comment dire ? tape à l'oeil?

Enfin, les dernières photos, prises au gré de nos tribulations.

Sur la route, devant des immeubles colorés -comme souvent- ou en construction.

La Mosquée d'Alaaddin, à Konya

Cette fois ci, c'est la mosquée qui est en construction.


Sur la route.


Mosquée de Yaprakhisar.

Sur la route, un joli minaret.



Sur la route...
Illuminée de nuit, à Konya.

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