Bienvenue sur notre blog

Salut à tous et bienvenue!
Vous l'aviez aimé, et vous en redemandez?
Après notre baladostates2010, voici Baladenturquie2012!
LE blog de nos pérégrinations en Turquie.
Pour ceux qui nous avaient suivis en 2010, vous remarquerez que nous avons changé d'hébergeur : fini Affinitiz et ses lourdeurs, vous pourrez nous faire part de vos commentaires sans difficulté!
Au programme cette année : Istanbul, La Cappadoce, Pamukkale, les sites antiques d'Aphrodisias et Ephèse, mais aussi beaucoup de farniente...
A très bientôt à tous

lundi 23 juillet 2012

Paşabağı, Cappadoce


Ce même samedi, nous continuons notre route vers l’Est et tombons un peu par hasard sur Paşabağı (prononcez à peu près Pachaba-eu, il faudra que je vous donne un cours de turc un de ces quatre). Ce qui veut dire la vallée, ou le jardin du Pacha.
En fait, il était prévu au programme mais nous ne nous attendions pas à tomber sur une telle merveille au détour d’un virage.
Il paraît que ce sont les plus belles cheminées de fées de la Cappadoce !
Des moines y ont installé et creusé leur église et leur monastère, en hommage à Saint Siméon le stylite qui vécut au Vème siècle, perché sur une colonne près d’Antioche.
Ici les cheminées de fées étaient le cadre idéal.

Je vous laisse juge.



Le monastère et l'église

Détails intérieurs


Petit rappel: le basalte protège le Tuf: ça se voit bien là, non?

  

Une cheminée bien médiévale!

Cavuşin, Cappadoce


Samedi 21 juillet, nous attaquons la découverte de la Cappadoce par un petit village, au Nord de Göreme (prononcez Gueurémé) : Cavuşin (prononcez Tchavouchine).
Le village en soi est tranquille, pas trop gagné par le tourisme mais c’est parfait pour commencer.
Nous escaladons des éboulis qui nous mènent à l’ancien village, écroulé en 1964 et faisant trois morts au passage et abandonné depuis. Ca grimpe raide. Les rochers détachés de la paroi laissent apparaître les pièces creusées dans la roche comme déjà présenté hier.
Revoici les photos.



Dans les hauteurs, l’église Saint Jean-Baptiste à laquelle nous n’avons pu accéder. Il suffisait de faire le tour mais il faut bien en garder pour une autre fois ;o))



A l’autre bout du nouveau village se trouve l’église Nicephore Phocas, du nom de l’empereur de l’époque et du coin, connu pour avoir repoussé à maintes reprises les arabes au Xème siècle.
C’est en son honneur, lors de sa visite à Cavuşin en 964, que l’église a été décorée, ce qui –fait rare- permet de la dater exactement ainsi que celle des environs présentant les mêmes styles de fresques.
Vue de l'église depuis le parking.



Comme souvent, la roche s'est écroulée et découvre ici le Narthex et ses peintures, exposées à l'air libre. On y accède par un escalier de fer.

A l'intérieur, bien abritées, les fresques sont vives et impressionnantes : colorées de rouge d’ocre et de bleu, nous sommes étonnés de les voir en un tel endroit (et pourtant, nous ne sommes pas au bout de nos surprises). Très souvent par contre, les visages sont dégradés. Nous supposons qu'il s'agit de dégradations effectuées par les paysans découvrant ces peintures, l'Islam interdisant les représentations humaines. 
Hélas, impossible de prendre des photos à l’intérieur à cause du flash qui dégrade les pigments rouges. Heureusement, mon ami Google est là, voici ce que ça donne.




Joli non?
Nous repartons émerveillés pour découvrir un autre type de paysage…

dimanche 22 juillet 2012

Cappadoce et géologie


Pour comprendre les paysages que nous découvrons, un peu de géologie (d’amateurs) s’impose.
Au tout début, il y avait des volcans. L’Erciyes Dağı, l’Hasan Dağı et la chaîne du Melendiz Dağı. Tous trois culminent à près de 4 000 m d’altitude et au début de l’ère tertiaire, entre 25 et 75 millions d’années, ils étaient très actifs, crachant cendres et lapilli qui petit à petit recouvrirent toute la région.










Ainsi s’est formé le tuf, roche très tendre aux couleurs blanches, roses, beiges.






Au début du quaternaire, ces géants de feu crachèrent de la lave qui recouvrit la Cappadoce actuelle sur 10 000 km². Refroidie, la lave forma une couche très dure.
Tout était en place pour donner matière au temps, au vent, aux éléments.

.



La lave se fissurant, laisse apparaitre le tuf qui s’érode en formant de larges canyons














Sur les parois, les morceaux de basalte protègent des colonnes de tuf et forment les cheminées de fées, symboles de la Cappadoce.


Enfin, quand le chapeau protecteur disparait, l’érosion transforme les colonnes en cônes qui finissent par faire de petits dômes avant de se transformer en sable….



Le principal intérêt pour les habitants du coin est donc la facilité à creuser cette roche.
Dès le 3ème siècle après JC, la Cappadoce fut la terre d’accueil des Chrétiens persécutés par les Romains, ils y creusèrent évidemment leurs églises et monastères.
Quand la région fut attaquée par les arabes, à partir du 8ème siècle, les paysans firent de même et les villages s’y multiplièrent, formant de vrais réseaux cachés dans la montagne.


Entre le 10ème et le 12ème siècle, la paix revenue, les églises fleurissent de partout, souvent très richement décorées, dans les tons rouges, bleus, verts.

A noter la parfaite cohabitation entre chrétiens et musulmans.

Evidemment, la facilité à creuser la roche à ses revers : l’érosion continuant son travail, souvent éolienne, les parois s’écroulent, découvrant à l’air libre galeries et salles diverses.
Patatras.

samedi 21 juillet 2012

Göreme, Cappadoce

Notre vraie première escale se fait à Göreme, au coeur de la Cappadoce. Nous allons y rester 4 jours.
2000 habitants (sans les touristes) nous vous le conseillons tant par sa position centrale que par le charme de ses hôtels, du village lui-même et des environs.
A ce propos notre hôtel est bien sympa.Il s'agit du "Local Cave House". Cricri l'a choisi avec piscine, ce qui ne gâche rien quand on revient de 6h de ballade sous un soleil de plomb.
La majorité des hôtels comme le nôtre sont taillés à même le tuf -on vous en reparlera- ce qui leur confère un charme inégalable. Ils s'appellent tous "Cave quelquechose...."
Notre hôtel est surplombé par une petite falaise que nous nous dépêchons d'escalader pour découvrir les merveilles de la ville et des environs....

Nous accèdons à l'hotel par un petit escalier et là sous le soleil couchant: waouh!
Notre chambre est sous la troisième arche en partant de la gauche.

Simple, notre chambre est taillée à même la roche. 

L'hotel vu du dessus...


Dans les rues derrière l'hotel


Vue de Göreme depuis le haut de la falaise

Paysages .....

   Paysages....

Un autre Hôtel qui nous a paru sympa (oui mais il a pô d'piscine çui lô!)

Et pour finir, avant d'aller manger.

vendredi 20 juillet 2012

Kayseri, Cappadoce.


Kayseri est notre point de départ pour notre Road Trip.
Nous avions décidé de n’y passer que la nuit mais finalement, autant profiter d’être là pour découvrir une ville turque moins touchée par le tourisme qu’Istanbul. Et effectivement, l’attraction, c’est nous ! Avec nos chapeaux et casquettes, nos shorts et nos sacs à dos, tout le monde se retourne sur notre passage !
Kayseri est la préfecture de la province de Kayseri, en pleine Cappadoce et frôle le million d’habitant. Ca se remarque au nombre impressionnant d’immeubles qui ceinturent la vieille ville mais ceux-ci sont bien loin de nos cités parisiennes, plus modernes, plus neufs, plus colorés. Nous n’avons pas cette sensation d’oppression que l’on peut avoir parfois en France.
La vieille ville est bien sûr encombrée par les embouteillages. Nous trouvons à nous garer à coté de la citadelle, vestige médiévale en très bon état à l’intérieur duquel se trouve une partie du bazar. A noter la très intéressante double muraille qui servait de dernier retranchement quand la ville était attaquée.
Nous découvrons les célèbres victuailles du coin : Le Sucuk, saucisson de bœuf épicé et le pastirma, viande séchée de bœuf entourée d’épices. Mmmmmmh !
A l’intérieur du marché, un rabatteur nous fait découvrir l’ancien caravanserail, vieux de 6 siècles pour finalement terminer dans la boutique de son oncle. On boit le thé à la pomme, il nous montre ses tapis double nœuds (Hali), tissés (Kilim) ou brodés (Secim), je parle turc, lui franglais et nous repartons avec un petit cadeau pour le retour.
Un marchandage dans le plus pur style turc ! Très chouette !




Le Sucuk!

 Les gros machins rouges au dessus du vendeur, ce sont les pastirma.







Le Caravanserail





 Et la partie de marchandage chez notre ami Osman  ;o))


Enfin, après quelques emplettes pour le déjeuner tardif, nous repartons en direction de Göreme avec un paysage laissant présager les merveilles à venir....

Quelques photos supplémentaires d'Istanbul

Avant notre envol pour la Cappadoce, nous avons flâné.
Un petit aperçu des jolies rues d'Istanbul


Par dessus les magasins apparait la Mosquée Bleue...



On a retrouvé la tombe d'Ali Baba!


ET nous voici au bord du Bosphore, traversé par de gigantesques  cargos. En face, l'Asie.


Enfin nous quittons l'Europe par le pont Atatürk, personnage incontournable de la Turquie dont on vous reparlera.


 Le Bosphore à gauche, vers la mer Noire...










Le Bosphore à droite, vers la mer de Marmara.  
On aperçoit Sultanhamet avec les silhouettes de Haya Sofia et  de la Mosquée Bleue.