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Salut à tous et bienvenue!
Vous l'aviez aimé, et vous en redemandez?
Après notre baladostates2010, voici Baladenturquie2012!
LE blog de nos pérégrinations en Turquie.
Pour ceux qui nous avaient suivis en 2010, vous remarquerez que nous avons changé d'hébergeur : fini Affinitiz et ses lourdeurs, vous pourrez nous faire part de vos commentaires sans difficulté!
Au programme cette année : Istanbul, La Cappadoce, Pamukkale, les sites antiques d'Aphrodisias et Ephèse, mais aussi beaucoup de farniente...
A très bientôt à tous

lundi 6 août 2012

Ephèse part II: Les maisons en terrasse et le musée de Selçuk


Ephèse nous réserve une autre surprise de taille : sous la colline, le long de la rue des Courètes,  des fouilles ont été réalisées, excavant une série de maisons en terrasse. Un gigantesque toit de 4 000 m² a été construit afin de préserver le site et les 6 maisons habitées du Ier au VIIème siècle de notre ère.
Après Pompéi, ce sont les maisons antiques les mieux conservées et ayant apportées le plus d’infos aux archéologues.
Objets, statues, fresques, parements en marbre et mosaïques ont été dégagés et reconstitués pour la science et nos yeux !
Ses grandes maisons (600 à 1000 m²) appartenaient à de riches citoyens. Quand on pense qu'Ephèse a compté jusqu'à 200 000 personnes, il est facile d'imaginer ce que recèlent les collines environnantes!

Voici donc les photos ainsi que quelques unes du Musée de Selçuk.


Le plus grand puzzle du monde! Chapeau les gars.

De nouveau ce système de canalisation en terre cuite.

Une basilique dans une maison!


Sur les fresques, on peut voir des grafittis d'époque représentant des gladiateurs. Un peu comme nous, gamins, quand on barbouillait les papiers peints avec du feutre...


Une mosaïque au sol représentant un lion qui me fait penser au chien et son Cave Canem de Pompéi.

Fresques

Vue d'ensemble: fresques et mosaïques.

L'inverse! vue d'ensemble...

et les mosaïques...


Vue de l'ensemble des maisons depuis le haut des terrasses.



Et voici maintenant les objets du musée, trouvés sur le site:

 Un serpent en bronze, joliment travaillé.



Reconstitution du temple d'Artémis, avec au centre, la statue de la déesse.


Une autre statue d'Artémis, mère nourricière, déesse de la fécondité , moins monumentale puisque de taille humaine. On remarquera les nombreux seins de la déesse destinés à nourrir l'ensemble de l'humanité.


Rien ne vaut un comparatif pour se rendre compte des oeuvres monumentales que nous a légué l'antiquité!

Ephèse, part I


Et oui, encore des vieilles pierres.
D’aucun diront, ça fait la quatrième fois ! Y en a marre !
A ceux là je répondrai : des vieilles pierres oui, mais peut être les plus fameuses de Turquie !
On a tous joué à retrouver les 7 merveilles du monde antique. Il vous en manquait à chaque fois une ou deux, non ?
Le temple d’Artémis était peut-être de ceux-là… et il se trouve à Ephèse. Enfin, se trouvait devrais je dire, mais on va  y revenir bientôt…
Et c’est par hasard que, de Laodikya,à  Heriapolis, d’Aphrodisias à Ephèse, nous y sommes allés crescendo ? En tout cas, quelle apothéose !

A ceux là qui ne veulent plus de vieilles pierres, je répondrai aussi :
Imaginez la vie de cette cité il y a 2000 ans ! Imaginez ces rues, bondées de monde, non pas en bermudas et Nikkon autour du cou mais en toge et en sandales ! Imaginez les habitations émergeant soudain au milieu des champs ! Imaginez ces échoppes pleines de bruits, de vins et de victuailles, ces temples resplendissants d’or et de parures ! Imaginez cette vie qui fût la leur, sous ce même soleil mais en d’autres temps !
C’est quelque chose que je trouve fantastique et qui me fait rêver, alors, oui, encore quelques  vieilles pierres pour aujourd’hui.

Et c’est bien ce que sont venus voir les touristes : nous nous demandions, depuis le début du séjour où avaient bien pu passer toutes ces foules dont les guides nous mettent en garde et nous proposent maintes ruses afin de pouvoir les éviter, et bien, ils étaient là, à Ephèse !
Et l’on a beau arriver tôt, ils sont là, on a beau faire la visite dans l’autre sens, ils sont là, par groupes, par paquets, menés par des guides vociférant aux Tshirts multicolores, agitant leur petits drapeaux aux dessus des têtes en guise de ralliement, poussant dans leurs vagues incessantes les autres groupes devant eux !
Ils sont nombreux et débarquent par bus entiers des stations balnéaires environnantes ou des croisières Costa en escale (non forcée cette fois) dans les ports les plus proches. C’est la visite de la semaine, dussé- je la faire au pas de course !

Enfin, ne nous moquons pas, nous étions là aussi, tout aussi ignares et avides de jolies choses à nous exploser les pupilles, pixélisant à tout va le moindre atome de marbre descendant les siècles, la moindre preuve que, putain, j’y étais !
Ah ça, il y avait du giga-octet au mètre carré, je vous le dis !

Alors, entrons dans le vif du sujet, Ephèse, Efes, kékécé ?
C’est la marque de bière nationale, dont je vous ai déjà dit qu’il faut toujours commander une paire d’Efes. Mais ce n’est pas tout !
Ce n’est pas seulement une ville antique mais aussi le berceau de la chrétienté : Saint Paul y vécut 3 ans, créant la première communauté chrétienne, Saint Jean y écrivit son évangile et y mourut ainsi que la vierge Marie, bref, que du beau monde, justifiant les nombreux pèlerinages et la venue du pape Jean-Paul II en 1979.

Nous nous sommes, quant à nous, contentés de marbres et de colonnades concrètes.

Les fouilles ont montré des traces d’occupation du site dès le III millénaire avant JC. Grâce à son port (on en reparlera aussi), au débouché des routes d’Asie, Ephèse connut un essor économique, commercial et même intellectuel important.
Sous Crésus puis les Perses au sixième siècle avant JC, la ville était sous influence orientale.
En 133 av JC, la ville passe sous domination romaine avec le royaume de Pergame. C’est l’opulence. Ephes est connue de tout l’empire pour ses richesses, ses fastes et la beauté de ses monuments, dont l’une des 7 merveilles du monde, le temple d’Artémis.
En 431, se tiendra le concile d’Ephèse qui proclamera la maternité divine de la vierge.
Le déclin d’Ephèse, viendra peu à peu, avec l’ensablement de son port. La  mer est aujourd’hui retirée à plusieurs kilomètres ! Dire qu’elle était là, à nos pieds !
Une nouvelle bourgade se crée alors, non loin de là, autour de la basilique Saint Jean pour devenir enfin la Selçuk actuelle, petite ville qui nous a beaucoup plu.

Allez, c'est parti, un échantillon restreint des belles choses contemplées:


Le bouleutérion, qui servait d'assemblée à l'un des conseils de la ville. 300 personnes y siègeait. Contriarement à Aphrodisias, il ne semble pas que celui ci servait d'Odéon, lieu où l'on donnait des récitals de musique, de chants ou de poésie.


Bon, ceux ci ne sont pas d'époque mais fourmillent sur le site: les enfants en ont compté 57! Petit clin d'oeil au enfants donc.


Peut être suis je le seul à m'émerveiller sur ces canalisations en poterie mais le fait que ces réseaux existaient à l'époque et qu'ils aient traversé les âges m'épate carrement!


La rue des Courètes, qui mène de la ville Haute à la ville Basse, voire inversement si par quelque hasard que ce soit, on la parcourt en sens inverse.
Une magnifique voie, bordée de colonnades, de statues, aujourd'hui disparues ou dans les musées pour la plupart, et d'échoppes.

Détails des mosaîques bordant les échoppes.

Les latrines! avec canal d'eau pour se laver!

J'adore ces latrines publiques mais j'ai du mal à m'imaginer faire ma petite affaire tout en discutant du dernier potin avec mes voisins. L'évacuation se faisait par circulation d'eau dans le canal en dessous et la petite rigole devant les pieds servait à se laver...


Autre monumentale voie de la cité, menant du théâtre à la rue des Courètes: le rue de Marbre, toute recouverte d'énormes dalles de marbre.


Et nous voilà arrivé au clou d'Ephèse: la bibliothèque de Celsus, habile alibi pour avoir son tombeau au centre de la ville (privilège réservé aux Monarques), le bâtiment était une monumentale bibliothèque au dessus de la chambre funéraire de ce proconsul, découverte seulement en 1904!
Les Autrichiens responsables des fouilles récupèrèrent toutes les statues pour le musée de Vienne. Heureusement quelque reproduction agrémentent le bâtiment.
Belle anastylose en tout cas!







Enfin, le théâtre, majestueux, impérial, datant du IIIème siècle avant notre ère et rénové 500 ans plus tard comme on peut le voir aujourd'hui. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.



La voie Arcadiane que les voyageurs empruntaient en débarquant du port. Tout au bout de cette voie, on aperçoit encore des marais, vestiges de l'ancien port. La mer il y a deux mille ans arrivait jusqu'à là!


Et pour finir, celle que tout le monde attendait: une des 7 merveilles du monde! Le temple d'Artémis, enfin, ce qu'il en reste, pour lequel il faut beaucoup d'imagination afin d'en restituer la splendeur passée.
Le premier temple construit il y a 2500 ans a été détruit en 356 avant JC par un incendie. Reconstruit, et donc celui considéré comme un chef d'oeuvre, il fût détruit par les Goths en 263 après JC.
Petite anecdote: les temples antiques servaient de banques: on pouvait y déposer son argent et le récupéré plus tard...

samedi 4 août 2012

Toutes les choses ont une fin!

Mais heureusement, pas les vacances!
Demain, finie la glandouille!
Il était temps, mon foie crie merci et mes bourrelets aussi!
Le All-inclusive a ses limites...(et j'ai terminé le tome 2 du Seigneurs des Anneaux). Il était temps.

Après une matinée tranquille au bord de la piscine, nous plierons bagages pour rejoindre Istanbul où les choses sérieuses vont reprendre!

Bravo à Cricri qui a prévu ce petit surplus à la fin du circuit plutôt qu'au début, afin de prolonger encore un peu la magie ottomane...

Curiosités, Part II

Et l'on continue le festival!


En Turquie les routes sont larges. Très larges!


Très très très larges: voici au moins 6 voies pour nous tout seul, en sens unique, en pleine campagne, sur une route anodine! Quelle quantité de bitume pour pas grand chose!


En Turquie, parfois, il ne faut pas chercher à comprendre. Rien à l'horizon, pas de route à droite, pas de route à gauche mais un panneau Stop quand même. Nous avons respecté la signalisation, peut-être seulement pour prendre la photo?


En Turquie parfois, il ne faut pas rouler trop vite sur l'autoroute, des fois que celle ci se mette à traverser un village et que, du coup, il n'y ait plus de bitume.


En Turquie, les noms de villages sont parfois rigolos.


ET les autoroutes en travaux, pleines de surprises, de poussières, de dépassements et de voitures à contre sens...


En Turquie, tous les arguments sont bons pour appâter le chaland.


En Turquie, chacun sa spécialité: les vendeurs de pastèques sont des milliers, partout, en ville, à la campagne, à sillonner les routes pour vendre leur fruits, en direct depuis le camion.


En Turquie, il y a des véhicules mi-tracteurs mi-camions, au final, très pratiques.


En Turquie, il y a des ronds points au milieu de l'autoroute (bon j'exagère, ce ne sont que des voies rapides, mais quand même, faire demi-tour là, parfois, c'est sportif!)


En Turquie, tous les moyens sont bons pour faire des sous. Même condamner le parking pour en créer un à 300 m de là et faire payer les touristes pour rejoindre le site en tractobus (qui ne se rendent compte de la supercherie qu'une fois arrivés sur place!)


En Turquie, il y a de belles fontaines.

C'est tout pour aujourd'hui!

Aphrodisias, Anatolie



Après Pamukkale et Hierapolis un petit peu négligée, nous avions décidé de faire un site antique de façon un peu plus sérieuse.

Aphrodisias, dédiée à Aphrodite –mais pas celle qu’on connait, la déesse de l’amour mais Aphrodite, la déesse guerrière qui promit à Scylla la victoire contre Mithridate en échange d’une hache d’or- était au programme, et on ne le regrette pas.

En pleine campagne, au milieu d’un site arboré apparait les ruines d’une charmante cité romaine.
Les textes historiques concernant la ville sont rares mais les fouilles conduites sur le site ont montré que les populations locales y rendaient un culte à leur déesse mère depuis le 5ème millénaire avant JC !
La vraie cité ne pris son essor qu’à partir du 2ème siècle avant notre ère et sa fidélité à Rome lui valut la reconnaissance impériale.
Sa renommée gagne l’ensemble du monde antique : non pas à cause du culte d’Aphrodite mais en raison de sa célèbre école de sculpture dont les œuvres sont diffusées jusqu’à Rome et en Méditerranée occidentale.
A partir du VIIème siècle près JC, Aphrodisias décline doucement mais sera encore habitée jusqu’au XVème siècle. A partir du XVIème siècle, les paysans installèrent leur village sur les ruines de la cité et ce n’est qu’àprès un tremblement de terre dans les années 50 que le village sera reconstruit un peu plus loin, laissant le champ libre aux archéologues (enfin, presque, il fallu déménager encore quelques paysans).
L’histoire moderne d’Aphrodisias commence en 1961 quand Kenan Erim, archéologue turc à l’université de New-York doit étudier des sculptures d’Aphrodisias. En voyage d’études sur le site, il en tombera amoureux et consacrera le reste de sa vie à faire ressurgir la ville du passé. Grâce à lui, on peut en admirer aujourd’hui le résultat. Il est enterré selon ses désirs près de la porte du temple d’Aphrodite.


Le Sébastéion, imposant édifice dont on n'a trouvé nulle part l'utilité!



Le Trétrapylon, imposante porte menant au temple d'Aphrodite et qui doit son nom aux 4 groupes de 4  colonnes soutenant les frontons. Cette magnifique anastylose (reconstruction scientifique d'un batiment) est à couper le souffle!


 Détails des sculptures du Tétrapylon.
Sous les champs était (et doit toujours dormir)
 la ville. Imaginez les fouilles à cet endroit?



Le stade, magnifique. 262 m de long, 59 de large. C'est un des mieux conservé du monde antique. Il pouvait accueillir 30 000 spectateurs!

Athlètes ou spectateurs, au delà de la lumière 
vous attendent les Jeux!

Les restes du temple d'Aphrodite transformés en église au Vème siècle

Joli empilage!

L'odéon, salle de concert ou de réunion publique,
toute en marbre nous a émerveillé. Il manque la moitié
de la hauteur!



L'agora sud. Longue de 211 m, elle est occupée en son centre d'un bassin plus récent, permettant à la fois de réguler le niveau des eaux mais aussi d'alimenter les thermes voisins.
Belle piscine, impressionnante!


Le théatre lui était comblé quand les fouilles débutèrent et des maisons étaient construites dessus! Il pouvait accueillir quant à lui, près de 10 000 spectateurs.


Il manque la moitié des gradins que les siècles
 n'ont pas conservés: les Byzantins construisirent
une muraille s'appuyant sur les bancs eux mêmes
comme on peut le voir sur cette photo.

Contrairement à d'autres sites, les visages
sculptés ici montrent de nombreuses expressions:
la peur, la joie, la colère....






Quel mouvement! Dommage que ce cheval ne soit pas entier.